Depuis le 1er avril 2015, de nouveaux plafonds de remboursement des frais d’optique et de dépassement d’honoraires s’appliquent.

Ces seuils sont respectés par tous les contrats dits « responsables » soit environ 95% des contrats du marché actuel. Concrètement, pour les produits d’optique, le plafond de prise en charge est fixé entre 470 euros pour les paires de lunettes à verres simples et 850 euros pour les plus complexes, dont 150 euros maximums pour les montures.

Par ailleurs, ce remboursement est limité à un équipement (deux verres et une monture) tous les deux ans (sauf pour les enfants ou en cas d’évolution de la vue nécessitant un changement de lunettes).

Cela n’empêche pas les complémentaires qui le souhaitent de proposer à leurs adhérents des remboursements plus généreux.

Les opticiens, eux, ne sont pas favorables à cette réforme. Alain Gerbel, président du syndicat d’opticiens FNOF, affirme que « cela conduira à l’augmentation des frais de santé » et que « c’est une atteinte à la liberté des prix ». Du côté des mutuelles, celles-ci estiment que le futur plafonnement pour verres simples est encore trop élevé pour faire baisser les prix.

Pourtant selon le gouvernement ce décret aurait pour but de limiter les pratiques tarifaires excessives de certains professionnels. Les prix des lunettes ont souvent été pointés du doigt par les associations de consommateurs comme étant trop élevés par rapport à leur coût réel.

Mais de nombreux professionnels du secteur craignent que cela entraîne au contraire une hausse de la facture.

Ainsi pour conserver un même niveau de garantie, les assurés vont se retrouver obligés de prendre, en plus de leur mutuelle de base « responsable », un deuxième contrat « non-responsable ».

Cependant la loi Hamon va permettre au consommateur de bénéficier d’un choix de lunettes plus large. En effet, cette loi met l’accent sur le développement du e-commerce en prévoyant notamment :

  • La suppression de l’obligation d’un diplôme pour la détention d’un point de vente de lentilles et verres.
  • La mention de l’écart pupillaire qui est l’écart entre les deux yeux doit être notée sur l’ordonnance délivrée par l’ophtalmologue pour faciliter la vente à distance.

Vous l’avez donc compris ce décret va modifier nos habitudes concernant l’optique. Il faudra ainsi être plus « malin » et comparer les offres complémentaires proposées par le marché pour pouvoir bénéficier d’une prise en charge complète.

Cependant, vous n’aurez plus besoin de faire des kilomètres pour trouver votre modèle de lunettes préféré grâce au développement de l’e-commerce optique !