geolocalisation controle confinement pouvoirs publics - Blog SFAM

Certains pays ont mis en place un contrôle des citoyens par géolocalisation pour vérifier qu’ils respectent les consignes locales de confinement. La France pourrait-elle autoriser de telles mesures ? De manière anonyme, comme en Italie, peut-être. Ou pour suivre les personnes volontaires et atteintes du coronavirus, en vue de la sortie du confinement.

Depuis le début de la pandémie de Covid-19, plusieurs pays ont mis en place des mesures de suivis stricts des citoyens. Elles utilisent la géolocalisation de leur téléphone. Citons la Chine, la Corée du Sud, Singapour, Taïwan ou Israël. Les autorités suivent ainsi l’ensemble des citoyens en temps réel pour vérifier qu’ils respectent les mesures de confinement.

En Corée du Sud, « si vous ne respectez pas la période d’isolement, l’alerte se déclenche »

Ainsi, en Corée du Sud, par exemple, « si vous ne respectez pas la période d’isolement, si par exemple vous vous rendez dans un lieu fréquenté comme un centre commercial, ou le métro, l’alerte se déclenche. Votre téléphone sonne, et bien sûr l’alerte est transférée aux autorités sanitaires qui peuvent envoyer votre localisation à la police ».

Les lois européennes interdisent de telles contrôles, contraire aux libertés individuelles. Aucune chance, donc, que la France applique de telles mesures. En revanche, un recours à des données anonymisées fournies par les opérateurs téléphoniques, afin d’effectuer des études statistiques sur le respect du confinement, est légalement possible.

France : vers une géolocalisation des malades pour accélérer le déconfinement ?

C’est ce que l’Italie a mis en place, notamment en Lombardie.  « C’était une expérience scientifique qui n’a pas pour objet de verbaliser les personnes, mais de connaître la réalité des déplacements« , détaille le journaliste Alban Mikoczy.

Ayant constaté que 40% des Milanais quittaient régulièrement leur quartier d’origine, les autorités ont durci le ton. Avec une réelle efficacité.  « Aujourd’hui, ce même chiffre est de 14% dimanche [5 avril]. Seulement 14% de mouvement à l’extérieur des quartiers d’origine ont été observés à Milan, ce qui veut dire le confinement est bien respecté par les Italiens« , précise le journaliste.

Mais pour l’heure, les autorités françaises n’évoquent pas encore cette possibilité. En revanche, une utilisation de la géolocalisation, sur la base du volontariat, auprès des personnes atteintes du Covid-19, est à l’étude. Ce service permettrait d’envoyer une alerte à toute personne croisant ce malade déclaré. Cette mesure pourrait, largement adoptée par les malades, accélérer la fin du confinement. Mais elle ne sera en aucun cas obligatoire.

 

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